Quels sont les engagements de l’EPA Plaine de France concernant le développement durable et le respect de l’environnement ?

Le 14 Juin 2013

- Notre réponse -

Le projet du Triangle de Gonesse s’inscrit dans une logique de respect de l’environnement et de développement durable. Voici quelques objectifs environnementaux :
– Préserver l’activité agricole au sein d’un espace de 400 ha.
– Viser une autonomie énergétique du quartier à hauteur de 70 %, grâce à la valorisation du potentiel en énergies renouvelables du territoire.
– Valoriser à hauteur de 70 % les déchets de chantier qui seront recyclés.
– Compenser  20% des émissions de gaz à effet de serre qui seront émises lors de l’aménagement et de la construction du Triangle de Gonesse.
– Créer une continuité écologique (trame verte) avec les espaces naturels existants.
– Développer les modes alternatifs à la voiture, afin de réduire les émissions de CO2.
– Gérer les eaux pluviales à ciel ouvert, dans un objectif « zéro tuyau ». La réutilisation de ces eaux doit permettre une réduction de 20% de la consommation d’eau potable.

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Actuellement les sols végétalisés rendent de nombreux services aux habitants riverains du Triangle de Gonesse mais aussi aux activités. En bétonnant ces sols végétalisés, ces services disparaitront et la collectivité sera définitivement perdante : ne peut-on pas éviter cette perte de chance ? Voici la motivation de ma question. Les services rendus par les sols de Val-de-France et de Roissy-Porte-de-France à l’air, à l’eau, au climat. La concentration sur ce territoire de très nombreux moyens de transport, de très nombreuses entreprises et d’un habitat très dense n’est vivable que grâce aux services que les sols végétalisés continuent de fournir pour l’air, l’eau, le climat, l’amortissement des intempéries et, donc, pour la santé et la qualité de vie des habitants ainsi que pour les conditions de travail en périphérie des terres agricoles. QUALITÉ DE L’AIR : La plus forte concentration de transports en Europe et les sources de pollution qui vont avec. Prenons l’exemple du Triangle de Gonesse. Il est délimité : – au nord par l’aéroport de Roissy CDG, le premier en Europe par le nombre de ses mouvements d’avions qui consomment 6.700.000.000 de litres de kérosène, auxquels il faut ajouter les millions de litres de gazole des apports et des emports des marchandises et des personnes, à plus de 90% par voie routière et motorisation Diesel, – à l’est par l’autoroute A1, le plus fort trafic routier européen, encore accru par l’autoroute A3, la route nationale 2, – au sud par l’aéroport du Bourget, – au nord et au sud par la Francilienne (A104). Ce qui reste de terres agricoles est totalement enserré dans des zones urbaines et d’activités très denses En suivant les aiguilles d’une montre, à partir du nord : – la plate-forme aéroportuaire de Roissy et ses 800 entreprises, – la zone d’activités de Paris Nord 2, la zone industrielle d’Aulnay (PSA), le Centre Commercial Parisnord, Garonor, – la zone des Tulipes (récemment gagnée sur la pointe sud du Triangle de Gonesse), la zone d’activités du Bourget, -le parc d’activités de la Grande Couture, la zone d’activités du Thillay, la zone d’activités du Moulin à Roissy. Des populations denses et jeunes habitent tout autour à Aulnay, au Blanc-Mesnil, à Garges-lès-Gonesse, à Gonesse, à Goussainville. Toutes ces activités, les personnes qui y travaillent, mais aussi les populations autour du Triangle de Gonesse bénéficient, grâce à l’espace des terres végétalisées, de la dilution et même de l’absorption partielle des particules et des polluants : microparticules, oxydes d’azote, hydrocarbures, etc. RÉGULATION DE L’EAU : alimenter les activités et les personnes, les protéger des inondations. La structure du sol, très poreuse à l‘eau et à l’air, permet d’éponger les précipitations. La couverture végétale, qui maintient ce sol, lui permet de donner à la pluie le temps pour d’alimenter la nappe, mais surtout de prévenir les inondations qui se produiraient plus fortement et plus souvent si ce sol était imperméabilisé. LIMITATION DES CANICULES : 3 fonctions combinées pour rafraîchir l’air. Par très fortes chaleurs, les sols végétalisés et humides combinent trois services naturels pour limiter la montée des températures et prévenir la mortalité de canicule : 1° Les végétaux renvoient plus de chaleur et le sol en absorbe moins que s’il était couvert d’un enrobé ou de constructions, c’est l’effet de « l’albédo », le pouvoir réfléchissant de la surface, 2° Les végétaux transpirent et, ce faisant (comme nous) se rafraichissent puisque l’évaporation de l’eau est « endothermique » c’est-à-dire qu’elle fait du froid. C’est l’effet de l’évapotranspiration. 3° Les espaces de sols végétalisés renvoient plus d’air chaud dans la journée car ils réfléchissent plus les rayons du soleil et créent ainsi des courants ascendants, ce qui, le jour, entraîne l’air pollué et surchauffé des zones d’activités et d’habitations vers cette « pompe ». À l’inverse, la nuit les sols végétalisés, plus froids, envoient leur air plus frais, plus dense, vers les zones artificialisées où la chaleur s’est accumulée et provoque l’ascension de l’air chaud : c’est la brise thermique du soir. Les cartes de surmortalité de canicule le montrent bien : on meurt d’autant plus que l’on habite loin d’une forêt ou d’une grande zone végétalisée. Les sols végétalisés du Triangle de Gonesse rendent actuellement de nombreux services irremplaçables et gratuits à préserver.

Le 18 Juin 2015 - Jean-Claude Marcus - Ecouen