Bravo ! Le projet EuropaCity est génial pour notre ville et pour tout le nord de Paris. Cela va enfin nous tirer vers le haut et donner une bonne perception de notre ville trop souvent comparée à Villiers le Bel et aux trafics en tous genres. J’espère que nos enfants pourront profiter de cet endroit comme d’un lieu de sortie et surtout bénéficier des emplois créés. Mais que comptez-vous faire en termes de formation, car déjà aujourd’hui les jeunes n’ont pas les diplômes nécessaires pour les postes à pourvoir à Roissy ?

Le 2 Juil 2013 - Valérie - Gonesse

- Notre réponse -

Le projet du Triangle de Gonesse prévoit 20 000 m2 d’équipements d’enseignements et de centres de formation. Une étude va être lancée prochainement pour définir le type de structures à réaliser en fonction des besoins du quartier et de la population. L’objectif de l’EPA Plaine de France est de faire bénéficier à la population locale des emplois créés par le Triangle de Gonesse en développant la formation et en encourageant les entreprises au recrutement local.

Compte tenu des délais de réalisation de la première phase du projet (2017/2018) et d’Europacity (autour de 2020), le travail sur la formation ne fait que débuter. Les métiers et les compétences nécessaires à ces emplois ont été identifiés.

Pour la  construction des bâtiments et la réalisation des aménagements (routes, assainissement…)  d’Europacity et du quartier d’affaire, les compétences recherchées seront celles du BTP.

Quand EuropaCity aura ouvert, 2/3  de ses 12 000 employés auront aussi un niveau infra bac. Les métiers concerneront le commerce, l’hôtellerie, la restauration, les loisirs et le tourisme. Il y aura aussi de nombreuses opportunités dans la maintenance et l’entretien des bâtiments et des équipements de loisirs.

Le quartier d’affaire recrutera en majorité des salariés de niveau supérieur au bac. Toutefois on estime que 20% des emplois (soit 8000) nécessiteront un niveau de qualification inférieur ou égal au bac.

Les décideurs en matière de carte des formations, essentiellement la Région, Pôle Emploi et l’Education nationale, se sont d’ores et déjà attelés avec les collectivités (M2E, mairies…) à définir précisément les besoins futurs en formation. L’ensemble de l’offre de formation dans le Grand Roissy a été recensée. Et la carte montre que cette offre est abondante même si elle n’est pas complète. Mais les frontières départementales sont encore très fortes, et l’offre de la seine Saint Denis doit être mieux connue dans le Val d’Oise.


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Ce n’est pas vraiment une question mais un avis. Pour les pépinières Chatelain, le projet de développement du Triangle de Gonesse est créateur d’opportunités dans plusieurs domaines. Tout d’abord, il y a les nombreux chantiers paysagers, qui sont autant de marchés de fournitures potentielles pour les entreprises locales, leur permettant ainsi de profiter de ces opportunités pour se développer. Pour les pépinières franciliennes, cela concerne des marchés et des enjeux importants, pour lesquels des contrats de culture pourraient être mis en place, apportant par là une sécurité sur une partie de la production, en plus d’aspects de développement durable : favoriser l’économie locale, produire en circuit court, avec un bilan carbone plus faible, des plantes mieux adaptées au climat, avoir la possibilité de communiquer et de faire de la pédagogie autour des plantes en croissance… Ensuite, un projet de ferme urbaine dans le Triangle de Gonesse, c’est-à-dire une structure valorisant les productions spécialisées locales et implantées dans la nouvelle dynamique urbaine. Cette ferme s’organiserait autour de 4 pôles: production en agriculture urbaine, vente de produits fermiers/locaux, restauration, pédagogie/communication. Nous avons conscience de la présence d’une ferme de 7ha au sein d’EuropaParc, avec laquelle il faudrait travailler du coup en bonne intelligence, mais cet aspect de valorisation des produits locaux auprès des particuliers nous semble vraiment important, et nous ne souhaitons pas le négliger. Enfin, un projet au sein du parc de la patte d’oie de Gonesse, avec une partie production innovante et une autre partie commercialisation à destination des professionnels.

Le 18 Juin 2015 - Laurent Chatelain - Le Thillay

En poursuivant l’urbanisation continue depuis Paris et en se privant des sols végétalisés, on créera une perte de chances pour le développement économique et les emplois. Ne faut-il pas l’éviter à tout prix dans cette zone où les emplois excèdent la population active et ou la population active, elle, atteint des records de chômage ? Voici la motivation de ma question. Artificialiser plus les sols de la Plaine de France : les risques pour l’air, l’eau, le climat, l’alimentation, la santé. PERTE DE L’ÉPURATION DE L’AIR Les cartes d’Airparif le montrent clairement, la zone de l’est du Val d’Oise et du nord de la Seine-Saint-Denis est en dépassement constant des pollutions de l’air tolérées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Artificialiser le restant des terres agricoles aura deux effets s’entraînant l’un l’autre : 1° accroître les sources et les concentrations des polluants par de nouvelles zones d’activités accroissant les transports et les émissions dans l’atmosphère, 2° priver la totalité des zones d’activités et des habitats de l’actuelle épuration (certes partielle) de l’air respiré. La conséquence sera la montée de la morbidité (maladies) et de la mortalité (décès) par l’accroissement rapide en nombre et en gravité des maladies respiratoires, des maladies cardiovasculaires, de l’asthme précoce. La santé des habitants mais aussi de tous ceux qui travaillent sera fortement affaiblie, ce qui causera de l’absentéisme scolaire, des maladies professionnelles, de l’absentéisme et du « turn-over »dans les entreprises. Non seulement les activités nouvelles, construites sur les sols agricoles, seront touchées (comment faire du ski à Europacity avec un masque à gaz ?), mais encore toutes les activités actuelles du transport, du commerce, de l’industrie et des services : la zone deviendra irrespirable. PERTE DE LA RÉGULATION DE L’EAU Les surfaces imperméables sont déjà trop importantes, ADP doit construire d’autres retenues et d’autres installation d’épuration; le Croult déborde de plus en plus vite; les inondations sont de plus en plus fréquentes et importantes à Arnouville, à Garges-les-Gonesse, à Gonesse; l’usine d’épuration de Bonneuil-en-France ne peut plus faire face aux crues du Croult augmenté du débit du Petit Rosne. Toutes les études montrent qu’une artificialisation supplémentaire aura un coût très important pour prévenir les inondations et épurer les eaux ruisselant sur les surfaces imperméables : qui financera ? APPARITION DES ILOTS DE CHALEUR Le projet global apparaît dans de nombreux documents officiels (Aérotropolis, Hubstart, Agence du développement, CEEVO, EPA Plaine de France …) : urbaniser de façon dense et continue depuis le centre de Paris jusqu’à Fosses et Louvres, sans aucune considération pour la qualité de l’air, ni pour le climat et même la santé. Toute destruction d’une zone végétalisée augmentera le maximum des températures, toute construction nouvelle augmentera le nombre des îlots de chaleur : là où l’on meurt le plus en période de canicule. DISPARITION DE TOUTE POSSIBILITÉ D’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE Les sols de la Plaine de France sont parmi les plus fertiles au monde. À condition d’y diversifier les productions et d’y accroître les emplois qualifiés, ils permettraient d’y réaliser une partie de l’arc des cultures maraîchères et fruitières qui devraient alimenter le nord-est de l’agglomération parisienne et lui donner l’autosuffisance alimentaire qui lui fait défaut. En bétonnant les dernières très bonnes terres fertiles, c’est l’avenir que l’on enterre. Vivre moins bien et travailler plus mal, est-ce le but recherché par l’urbanisation continue sur le Triangle de Gonesse?

Le 18 Juin 2015 - Jean-Claude Marcus - Ecouen